L’une des premières mesures que l’Homme aura dans le changement de son rapport à la pensée sera la façon même dont il la percevra, et dont il traitera l’information qu’elle véhicule.
L’Homme moderne vit la pensée subjectivement, parce que sa fréquence correspond au taux vibratoire de la structure psychologique de son moi, qui dans le même temps définit l’identité de ce moi. De fait, il n’a jamais été en mesure de s’en dissocier et d’en réaliser les limites informatives, limites qui ont délimités les contours de sa propre conscience et l’ont cloisonné dans la dimension psycho-matérielle de son mental.
Cela a commencé à changer, et déjà l’Homme qui vit l’expansion de sa sensibilité psychique voit se modifier son rapport à la pensée. S’il la vit encore subjectivement dans une certaine mesure, parfois très étendue car directement issue d’un mémoriel profond qui reste à épurer, il commence à développer le sens de la communication avec cette force qu’il perçoit et ressent en arrière de la pensée stricte qu’il reçoit, bien qu’il ne soit pas encore absolument capable d’identifier cette force, ou ces forces qui semblent détenir les clefs de ce contact naissant avec l’ego de l’individu sensible.
C’est ici qu’il lui faut étudier la pensée dans ses aspects subtils, afin d’en discerner les contours et d’en définir les limites, ainsi que le potentiel d’expansion qu’elle lui offre, proportionnellement à sa capacité à en disséquer la forme pour en intégrer l’énergie.
Cette étude de la pensée incombe à l’individu, et c’est dans l’intimité de sa conscience psychique naissante qu’il devra la réaliser, car du dévoilement des aspects souterrains de la pensée résulte l’accès au savoir que véhicule l’énergie de cette même pensée.
Autant il peut lui être décrit le phénomène, autant ce n’est que dans sa propre prise de conscience active que l’Homme vivra l’expansion conséquencielle à la profondeur de l’étude réalisée.
Personne ne peut développer l’espace psychique d’un individu à sa place, car personne ne peut vivre l’épuration de son mémoriel pour lui. Cette traversée de l’abîme animique sera pour le survivant de demain la mesure de sa conscience nouvellement acquise et l’ultime synthèse de son mémoriel planétaire.
Celui-ci deviendra alors la marque de son passage par l’incarnation sur le plan matériel d’une planète isolée des sphères de vie universelles, et plus rien ne pourra le faire replonger dans les enfers de son passé psychologique, car il en aura expérimenté et conquis tous les aspects.
La pensée éthérique n’a pas de forme en soi. Elle se sert des formes générées par les forces de la dimension temporelle du mental humain pour véhiculer son énergie et communiquer son intention à l’individu.
Plus l’individu est libre de l’activité émotionnelle des forces subconscientes de son âme dans le mental, plus il est en mesure de traverser la forme de la pensée mécanique pour en appréhender l’énergie.
Cela n’est pas facile car l’âme joue un rôle fondamental dans la manifestation de la pensée. C’est elle qui représente la substance mémorielle utilisée pour générer la forme correspondant à l’intention que veut communiquer l’énergie de la pensée.
Ainsi, tant que l’Homme n’a pas dépassé les conditions de sa conscience psycho-matérielle, il est sujet à la pensée subjective, qu’il doit constamment neutraliser dans l’influence émotionnelle qui émane de sa forme, qui représente l’expression active de son mémoriel animique.
Ce n’est qu’à travers ce recalibrage interne des forces de son mental qu’il développera, au fil du temps, la perception de l’énergie de la pensée. Dès lors, il commencera à vivre une nouvelle qualité d’expérience de vie mentale, plus psychique est expansive que psychologique et gestative, directement en lien avec la pensée.
Il réalisera de plus en plus qu’il n’a pas à croire ou à ne pas croire sa pensée, mais plutôt qu’il peut s’intéresser aux pensées qu’il reçoit pour explorer des aspects de sa conscience psychique, dont le développement exprimera l’activité de son étude des mouvements d’énergie qu’il saura intercepter et traduire en science informative d’une nouvelle qualité d’intelligence.
La pensée éthérique ne se réfléchit pas, elle se ressent ou se perçoit à partir d’un centre qui dépasse les limites psycho-intuitives de l’ego matériel. Elle exige de cet ego une flexibilité mentale lui permettant de vivre les mouvements de l’énergie comme il a vécu les reflets mémoriels de sa pensée mécanique auparavant.
Là où l’ego est habitué à calquer sa raison et sa propre nature sur ce que lui impose l’influence formelle de la pensée subjective, il devra apprendre à se défaire du besoin d’être le centre de sa propre conscience afin d’entrer dans la danse énergétique d’une pensée vivante, dont l’intention vibre à une fréquence qui ne peut s’imprimer sur l’écran de son mental inférieur, car son mouvement est vie, non réflexion.
Passer d’une pensée mécanique ou mécanisée à une pensée éthérique vivante et libre nécessite l’implication de l’ego. Toutefois, celui-ci doit savoir être en retrait de lui-même au lieu de se faire le centre de sa personne.
L’ego n’est pas le centre réel du moi, il en est le terminal psychologique, dans la dimension psycho-matérielle du mental. Sa pensée est directement l’expression des mouvements d’influences opérés par les forces de l’âme, dont la qualité essentielle est d’être liés à la mémoire humaine et planétaire.
La pensée éthérique s’oppose radicalement à cette structuration du mental humain. Elle émane du centre réel du moi, situé dans l’éther subtil de la psyché, et dont la nature est lumière. C’est le mouvement de cette lumière vers l’ego matériel qui se reflète dans son mental inférieur est donne l’énergie nécessaire à l’animation des formes-pensées alors perçues et définies comme l’activité propre à la conscience psychologique du moi terrestre.
Cette réalisation permettra à l’Homme de mesurer l’étendue de son ignorance quant à sa propre nature, et il pourra enfin commencer à explorer l’aspect vivant et propulsif de la pensée, selon sa propre capacité à supporter le choc de cette révélation et le poids psychique de la lumière de son moi éthérique, qui dès lors aura entamé l’infusion de sa lumière dans le mental de sa contrepartie psycho-matérielle.
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